Chapitre 1 sur 7
Peindre pour la nation
Paris, 1830. En trois journées de juillet, le peuple se soulève et renverse un roi. Eugène Delacroix, le grand peintre romantique, n'a pas combattu sur les barricades — mais il écrit à son frère : J'ai entrepris un sujet moderne, et si je n'ai pas combattu pour ma patrie, au moins je peindrai pour elle.
Ce qu'il peint n'est pas tout à fait du reportage. C'est la révolution élevée au rang du mythe.