Chapitre 1 sur 7
Un monde sans pitié
La Mer de glace de Caspar David Friedrich, achevée en 1824, ne console pas — elle confronte. La glace arctique enserre chaque horizon d'une violence si absolue que l'œil refuse presque ce qu'il voit. Des blocs jaillissent comme les côtes de quelque chose de colossal.
Peint en plein chaos napoléonien, cela ressemble moins à un paysage qu'à une prophétie.